Les embauches de cadres pourraient marquer le pas au 2e trimestre
Le climat économique, fait de multiples incertitudes affecte le moral des entreprises et la visibilité sur leurs perspectives d’activité. En conséquence le baromètre trimestriel de l’Apec sur leurs intentions de recrutements de cadres marque un recul pour le second trimestre 2026.
Les entreprises plongées dans l’incertitude
Les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient et à ses effets entravent la capacité des entreprises à se projeter et freinent la reprise des recrutements de cadres. Les perspectives des entreprises qui emploient des cadres sont fortement bousculées par l’actualité géopolitique. Interrogées au lendemain du déclenchement de la guerre israélo-américano-iranienne, elles témoignent d’une perte de visibilité notable sur leur activité à court terme. Selon l’Insee, la hausse brutale des prix des énergies fossiles entraîne une résurgence de l’inflation, qui risque de freiner la consommation des ménages. Le commerce extérieur pourrait toutefois jouer un rôle d’amortisseur, les industriels bénéficiant de carnets de commandes étrangers relativement bien garnis. Résultat : la croissance du PIB serait légèrement plus modérée qu’anticipée, atteignant +0,2 % au deuxième trimestre 2026, soit 0,1 point de moins que les prévisions établies fin 2025.
Les recrutements de cadres à court terme calent

En conséquence, les intentions de recrutement de cadres pour le 2e trimestre 2026 fléchissent, dans les PME (12 % ; -4 pts par rapport aux intentions pour le 1er trimestre), comme dans les grandes structures (48 % ; -3 pts). Toutefois, dans les PME, les intentions restent au même niveau qu’en septembre dernier et, dans les grandes entreprises, elles se situent même au-dessus des niveaux mesurés pour les quatre trimestres de 2025, confirmant le rebond observé en début d’année. À ce stade, la reprise des intentions de recrutement de cadres amorcée au 1er trimestre dans les grandes structures ralentit, mais n’est pas remise en cause.
Des intentions de recrutement pas forcément remises en cause à plus long terme
La concrétisation de ces projets d’embauche dépendra, comme pour de nombreux sujets, de la durée et de l’ampleur du conflit. À l’instar de ce qui avait été observé à la suite du déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, la dynamique des recrutements de cadres pourrait résister, au moins à court terme, l’investissement des entreprises, moteur clé pour l’emploi cadre, devant repartir légèrement à la hausse au 2e trimestre 2026, après avoir marqué le pas au 4e trimestre 2025.
Sources
Apec, Baromètre des intentions de recrutement de cadres 2e trimestre 2026, mai 2026
Insee, Note de conjoncture, mars 2026