Après une période de travail à l’étranger,  quelles peuvent être les difficultés au retour ?

Après une période de travail à l’étranger, quelles peuvent être les difficultés au retour ?

Publié le 06/10/2020

Comme le départ, un retour se réfléchit, s’anticipe. Que vous rejoigniez votre entreprise ou que vous prospectiez pour un nouveau poste, voici les obstacles que vous pourriez avoir à surmonter pour faire évoluer votre carrière dans de bonnes conditions.

Déterminer comment se situent désormais vos compétences sur le marché de travail dans l’hexagone

 La 1re étape sera de mesurer l'éventuel décalage entre votre expérience à l'étranger et l'évolution des profils recherchés en France. Vous pouvez avoir acquis des responsabilités en termes de management à l'étranger, mais ne pas avoir suivi les dernières évolutions techniques. Il y a là un véritable risque de dépassement opérationnel. De même sur un plan managérial, la gestion des équipes est parfois fort différente, on parle alors d'un dépassement culturel.
Éloignement du siège, développement création d'activités à l'étranger sont facteurs d'autonomie et de responsabilité. Sur ces points, vous ne retrouverez pas toujours, en France, un poste à la hauteur de celui que vous occupiez. De la même manière, si quelques dépenses courantes étaient prises en charge à l'étranger (éducation, transport, logement) vous pourriez voir baisser votre niveau de vie à votre retour.

Pour vous y préparer au mieux investiguez votre marché du travail et plus particulièrement prenez connaissance des salaires par fonction.


Avoir en tête que le choc culturel peut aussi se faire à votre retour en France
 

Si votre retour en France est plutôt contraint, anticipez une réaction de comparaison, qui peut être délicate à gérer. Vos conditions de vie et de travail changent, parfois en moins bien. Pour autant l'expérience acquise à l'étranger devrait vous permettre de vous adapter rapidement.
 Dans le même ordre d'idée, certains expatriés ont été confrontés, à leur retour, à un choc culturel inversé. Ce décalage n'est pas directement lié à la durée du séjour à l'étranger : 6 mois en Afrique seront plus dépaysants que 2 ans en Belgique. Ce choc se caractérise par une perte des repères, conjuguée à un sentiment d'incompréhension. À cet effet, il est essentiel de prendre en compte les regrets qu'on pourra avoir dans le cadre du retour pour agir au mieux.
 Jean-Luc témoigne "La première année du retour en France fut très difficile. Il a fallu se réadapter au climat dans un premier temps et prendre nos marques avec un environnement social et culturel que nous ne connaissions plus".

 Aux enjeux professionnels s'ajoute l'organisation quotidienne. Déménager, retrouver un logement, se mettre en règle avec l'administration fiscale, les douanes, vérifier sa protection sociale, les questions logistiques sont aussi nombreuses qu'au départ.
 

Pour prévenir ces difficultés, maintenir un lien continu avec la France est indispensable, notamment en vous informant sur l'actualité de l'économie et de l'emploi. Soigner vos relations personnelles et professionnelles malgré l'éloignement sera aussi un gage de réussite au retour.

Quoi qu'il en soit, certains expatriés évoquent une sorte d'addiction à l'international phénomène à garder à l'esprit pour mieux l'appréhender lors de son retour et pour mieux repartir, éventuellement.

 

Article rédigé par J.Bordier

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