Rester travailler dans sa région, un souhait fort des cadres
Le lien au territoire façonne profondément les parcours et les choix de mobilité professionnelle des cadres, parfois davantage que le niveau de rémunération ou l’intérêt du poste. Une étude de l’Apec met en lumière le contraste entre les aspirations des cadres selon leur territoire et le rôle clé de l’ancrage local dans leurs choix professionnels.
Quels sont les principaux critères des cadres dans leurs choix professionnels ?
Lorsqu’ils envisagent une mobilité professionnelle, les cadres se décident d’après trois critères majeurs : la recherche d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, l’intérêt des missions et le niveau de rémunération. À ces facteurs s’ajoute un critère souvent sous-estimé et pourtant déterminant : l’attachement à la région actuelle de travail. Pour nombre d’entre eux, l’ancrage territorial influence profondément la manière dont ils projettent leur carrière.
Où l’attachement à la région est-il le plus fort ?
Cet ancrage apparaît nettement plus marqué parmi les cadres n’habitant pas en Île-de-France : 78 % des cadres des régions non-franciliennes se disent attachés à leur région de travail, dont 41 % très attachés, contre 49 % de cadres franciliens déclarant être attachés à leur territoire dont seulement 18 % très attachés.
Le niveau d’attachement est particulièrement fort en Bretagne, où 90 % des cadres se disent attachés à leur région, dont 61 % très attachés. Il est également élevé en Occitanie (81 %), en Auvergne-Rhône-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse (79 %) ou encore en Normandie (79 %). Malgré un marché de l’emploi local parfois restreint, ils privilégient souvent la stabilité géographique lorsqu’ils envisagent une mobilité professionnelle. Les opportunités, notamment en Île-de-France, ne suffisent pas à les convaincre de quitter leur région.
Et qu’en est-il pour les cadres en Ile-de-France ?
En cas de changement d’entreprise, 56 % des cadres franciliens envisageraient de chercher un travail en dehors de la région, dont près d’un quart « tout à fait ». Cette appétence pour d’autres régions est encore plus marquée parmi les cadres de moins de 35 ans (62 %). Cette tendance s’explique en partie par le fait qu’une part importante de ces jeunes actifs n’est pas originaire d’Île-de-France ou n’y a pas réalisé ses études, la région capitale constituant un environnement privilégié pour accéder à un premier emploi et acquérir une première expérience professionnelle. En retour, une fois ces étapes franchies, leur volonté de quitter la région peut s’expliquer par le désir de se rapprocher de leur région d’origine ou par la recherche d’un nouveau cadre de vie.
Malgré cette envie de départ, beaucoup de cadres d’Île-de-France choisissent d’y rester, principalement en raison des nombreuses opportunités d’emploi qui y sont offertes. 89 % des cadres franciliens jugent que les opportunités d’emploi les concernant constituent un point fort de la région. Notons que pour les cadres les plus séniors, la possibilité de changer de région peut être envisagée, mais après le départ à la retraite.
Comment repérer les opportunités d’emploi dans sa région ?
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Source : Apec, L’attachement des cadres à leur région, janvier 2026