Peut-on encore parler salaire lors d’un entretien de recrutement ?

Peut-on encore parler salaire lors d’un entretien de recrutement ?

Publié le 14/09/2021

La question salariale est délicate à aborder pour un certain nombre de cadres et ce sont souvent les RH qui l’évoquent en premier. D’autant qu’avec les crises sanitaire et économique, les candidats et les candidates peuvent se retrouver en position moins favorable pour négocier.

La question du salaire posée d'abord par les ressources humaines

Lors de leur recrutement, les cadres passent généralement plusieurs entretiens, période pendant laquelle ils ont rencontré différents interlocuteurs. Dans près de la moitié des cas*, la question salariale est évoquée dès le premier entretien et dans la grande majorité des cas, ce sont les ressources humaines qui ont été à l’initiative, demandant aux cadres leurs prétentions salariales et leur salaire actuel à ceux en poste.

Une préférence pour négocier son salaire directement avec le futur N+1

Les prétentions salariales sont parfois abordées avec le futur responsable direct ou le dirigeant de l’entreprise, une situation que préfèrent d’ailleurs certains cadres, pensant que ceux-ci sont plus flexibles que les cadres des ressources humaines sur la question du salaire. Cette préférence peut aussi être liée au fait qu’ils estiment qu’un manager a une meilleure connaissance des enjeux inhérents aux responsabilités du poste, enjeux qui peuvent justifier le niveau de salaire demandé par les candidats et candidates.

Clarifier la question salariale dès le début du recrutement

Certains cadres préfèrent toutefois aborder la question du salaire d’entrée de jeu. Pour eux, il s’agit à la fois d’évoluer plus sereinement dans le processus de recrutement et de ne pas se retrouver devant le fait accompli au moment où l’entreprise fera une offre. Pour d’autres, la question salariale est centrale et conditionne l’acceptation du poste ; ce sont généralement des cadres dans une position confortable dans leur ancien emploi et qui considèrent que s’ils acceptent de changer d’entreprise, ce sera à un « certain prix ».

Oser négocier sa rémunération 

Exceptés pour quelques profils toujours pénuriques, les cadres ne sont plus en position de force face aux recruteurs ; les crises sanitaire et économique ont rebattu les cartes en faveur des entreprises. Les postes à pourvoir s’étant raréfiés, la concurrence devient plus rude entre candidats, qui du coup pourraient hésiter à affirmer leurs prétentions salariales. D’où l’importance pour ceux-ci de bien se renseigner sur les salaires pratiqués pour savoir quel niveau de salaire avancer ou accepter. Et bien sûr, de préparer un argumentaire solide - compétences mises en œuvre et résultats probants - capables d’étayer leur demande ou de contrer une proposition trop basse de la part du recruteur.

* source Etude Apec « La négociation salariale à l’embauche » septembre 2019

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