Les difficultés de recrutement de cadres retrouvent leur niveau d’avant-crise

Les difficultés de recrutement de cadres retrouvent leur niveau d’avant-crise

Publié le 07/06/2022

Début 2022, la dynamique des recrutements de cadres se maintient ; les difficultés de recrutements devraient ainsi rester fortes. Dans ce contexte, trouver et attirer les compétences recherchées reste un enjeu majeur pour les entreprises.

Sous l’effet du rebond des recrutements, les difficultés de recrutement se sont intensifiées en 2021

Avec la reprise de la croissance économique en 2021 les recrutements de cadres ont retrouvé leur dynamique pour atteindre un niveau proche de celui record de 2019. Dans ce contexte, les difficultés de recrutement sont reparties à la hausse pour retrouver leur niveau d’avant-crise. Ainsi, la moitié des entreprises considèrent que leurs recrutements de cadres ont été difficiles en 2021, soit 13 points de plus qu’en 2020. Elles se sont même intensifiées pour les grandes entreprises. En conséquence, les délais de recrutement se sont allongés : la durée moyenne d’un recrutement de cadre, qui était de 9 semaines en 2020, est passée à 11 semaines en 2021. Cette hausse touche particulièrement le secteur des services à forte valeur ajoutée.

Des difficultés de recrutement multifactorielles

L’insuffisance de candidatures et le décalage entre celles reçues et leurs besoins sont les deux premières sources de difficultés rencontrées par les entreprises, qu’il s’agisse de PME ou de plus grandes structures. Aussi, les difficultés liées au manque de profils disponibles sur le marché de l’emploi sont plus importantes en province (73 %) qu’en Ile-de-France (62 %). Si les tensions relevant de la concurrence entre employeurs sur certains profils s’étaient atténuées durant la crise, elles sont de nouveau fréquemment évoquées par les recruteurs ayant déclaré des difficultés à recruter (51 %). Ces tensions ont été prégnantes dans le secteur des services à forte valeur ajoutée (65 %), notamment dans certains métiers cadres pour lesquels les profils correspondant aux besoins des entreprises sont relativement rares et le volume des embauches est en forte augmentation. Ce rééquilibrage du rapport de force au profit des candidats se traduit aussi par un retour des difficultés liées à leurs prétentions salariales (44 %).

Source : Apec, Les pratiques de recrutement de cadres – édition 2022, juin 2022