Informatique et R&D : ces cadres que se disputent les entreprises

Informatique et R&D : ces cadres que se disputent les entreprises

Publié le 14/12/2021

Les entreprises sont confrontées à une insuffisance structurelle de candidatures correspondant à leurs besoins qui génère une forte concurrence sur des profils rares ou les plus recherchés.

Des difficultés structurelles de recrutement dans l’informatique et les études-R&D

La crise sanitaire n’a fait qu’accentuer la tension structurelle existante concernant les recrutements de cadres dans les métiers de l’informatique et des études-R&D, particulièrement pour des profils expérimentés ou bénéficiant des compétences les plus recherchées ou les plus rares. Les entreprises sont confrontées à une insuffisance de candidatures et à un manque de correspondance entre leurs besoins et les profils disponibles. De plus, elles n’arrivent plus à atteindre facilement les candidats potentiels par l’intermédiaire de méthodes classiques de recrutement. Enfin, les candidats et les candidates ont conscience de ces difficultés et n’hésitent pas à avoir des exigences élevées lorsqu’ils sont contactés par les entreprises. 

Des compétences techniques incontournables

Pour les métiers de l’informatique et des études-R&D, l’expertise technique et l’expérience sont incontournables et les entreprises ne sont généralement pas prêtes à moduler leurs exigences. Elles ont des attentes très précises, notamment dans l’informatique, et plus spécifiquement sur le diplôme, voire l’école pour les ingénieurs. Dans les métiers de l’informatique, la maîtrise d’un ou de plusieurs langages de programmation et la connaissance de logiciels d’infrastructures systèmes ou de bases de données sont souvent attendues. Pour les métiers des études-R&D, ce sont les outils de conception et de modélisation, parfois propres aux différents secteurs d’activité, qui sont plutôt exigés. Pour ces deux fonctions, les capacités à créer, tester, modifier, améliorer et maintenir des applications ou des produits sont valorisées par les entreprises.

Compétences transversales

S’agissant des profils expérimentés, notamment les managers, des compétences transversales sont également recherchées : les capacités de planification, de budgétisation et d’évaluation sont souvent essentielles. Les connaissances des normes, des réglementations et des protocoles constituent aussi des atouts. Enfin, des compétences en conduite d’équipe et de projet (agile, Kanban, cycle en V, lean, etc.) sont déterminantes pour l’organisation du travail et la répartition des tâches. 

Compétences comportementales

Les compétences comportementales sont très recherchées quel que soit le profil. Les soft skills viennent en complément des compétences techniques et transverses mais sont jugées essentielles ; ce sont elles qui feront la différence. Elles favorisent l’intégration et la réussite dans l’entreprise. La curiosité, l’adaptabilité et la capacité à apprendre sont valorisées, en lien avec l’évolution constante des technologies. Les capacités de communication et la pédagogie sont importantes compte tenu de la transversalité des projets et de la multiplication des interlocuteurs (clients internes, externes, prestataires, etc.). Stratégiques, ces fonctions nécessitent de la rigueur et de l’autonomie en même temps qu’une compréhension fine de l’environnement de travail. 

Source : Apec, Recrutements dans les métiers de l’informatique et de la R&D, décembre 2021