IA et recrutement : quels impacts sur les métiers cadres des RH ?

IA et recrutement : quels impacts sur les métiers cadres des RH ?

Publié le 26/10/2020

La complémentarité du recours à l’intelligence artificielle et des compétences humaines lors des recrutements pourrait être une source d’évolution des métiers RH. L’IA devrait permettre aux services RH de se centrer sur des tâches non automatisables et à plus forte valeur ajoutée.

L’IA, un complément au travail réalisé par les recruteurs

Des craintes émergent chez les recruteurs quant à l’évolution de leur métier et notamment une automatisation complète des processus de recrutement. Pourtant, l’IA n’est pas pensée comme décisionnaire dans le choix du candidat retenu, mais comme un outil d’aide à la décision. La complémentarité du recours aux solutions RH et des compétences humaines pourrait être un progrès dans le domaine du recrutement. Mais l’expertise des recruteurs est incontournable pour détecter les éléments de savoir-être, l’aisance, le leadership ou encore l’adéquation des candidats avec les valeurs et la culture de l’entreprise.

Un recentrage des RH sur des tâches à plus forte valeur ajoutée

80 % du temps des recruteurs serait consacré au sourcing, tandis que seuls 10 % le seraient aux entretiens et 10 % aux tâches administratives. Ne plus participer à certaines phases du recrutement telles que le tri des CV leur libérerait du temps pour se concentrer sur l’adéquation entre les candidats et l’entreprise, ou les entretiens d’embauche, et ce dans un souci d’efficacité, de personnalisation et d’expérience candidat. De même, ils pourraient consacrer une partie plus importante de leur temps à la recherche et à la gestion des talents. De manière plus générale, leur rôle pourrait être amené à se renforcer en termes d’accompagnement des salariés en interne, de mise en place de stratégies relatives à la marque employeur ou encore de management de proximité. 

Une évolution des métiers du recrutement

Par voie de conséquence, les compétences attendues dans ces métiers RH devraient évoluer avec, notamment, une attention croissante portée aux soft skills, telles que la créativité, la communication, la collaboration ou l’esprit critique. Si de nouveaux métiers liés au recrutement se créent et vont continuer à émerger sous l’effet de l’IA, les recruteurs vont être aussi amenés à renforcer leurs compétences relatives au fonctionnement de l’intelligence artificielle afin de comprendre les informations données par les solutions de recrutement, notamment celles liées aux études statistiques, au data mining et au développement. Ces compétences seront d’autant plus utiles qu’elles les aideront à mieux analyser les résultats produits par les solutions basées sur l’IA et donc à en réduire les biais. 

Source : Apec, L’IA dans le recrutement – état des lieux et prospective, octobre 2020