La mobilité professionnelle, une stratégie gagnante pour faire progresser sa rémunération

La mobilité professionnelle, une stratégie gagnante pour faire progresser sa rémunération

Publié le 22/09/2021

La mobilité professionnelle se révèle être une stratégie souvent payante pour les cadres, même en temps de crise. Le changement direct d’entreprise, sans passer par une période de chômage, est toutefois plus favorable que la mobilité interne pour faire progresser sa rémunération.

Mobilité interne vs mobilité externe 

A l’exception des seniors, le changement de poste en interne est souvent profitable aux cadres. Même en 2020, alors que les augmentations de salaire se sont faites plus rares, les cadres ayant changé de poste au sein de leur entreprise ont, dans leur majorité (52 %), bénéficié d’une progression salariale. Néanmoins, le fait de changer d’entreprise sans passer par une période de chômage est plus propice à une augmentation de la rémunération que le changement de poste en interne ou le maintien dans le même poste, et ce pour toutes les catégories d’âge.

Le changement direct d’entreprise, stratégie gagnante

Dans un contexte économique incertain, les cadres ont été moins nombreux à changer directement d’entreprise en 2020, mais cette prise de risque a souvent payé. Bien connue des cadres, cette stratégie du changement d’entreprise pour faire évoluer sa rémunération leur permet généralement de bénéficier d’augmentations salariales conséquentes. Même en 2020, cette règle s’est vérifiée : 66 % des cadres qui ont changé d’entreprise sans période de chômage ont été augmentés, une proportion équivalente à celle de 2019. En moyenne, ces cadres ont vu leur rémunération (fixe + variable) progresser de 13 %.

Le fait d’être sans emploi réduit les marges de négociation salariale

En 2020, 38 % des cadres qui ont intégré une nouvelle entreprise suite à une période de chômage ont été augmentés, contre 47 % en 2019. Ces cadres sont un peu plus âgés que ceux qui ont changé directement d’entreprise et ils n’ont souvent pas choisi volontairement de quitter leur précédente entreprise. Ils ont donc peut-être eu moins de marge de négociation dans un contexte de crise sanitaire et économique. À noter que 30 % d’entre eux ont passé plus de 6 mois au chômage avant de retrouver un emploi. À la fin de leur processus de recrutement, une majorité des cadres ayant changé d’entreprise suite à une période de chômage étaient toutefois satisfaits de leur rémunération (66 %).

Source : Apec, Baromètre de la rémunération des cadres, septembre 2021