Les cadres et le télétravail : de la contrainte à l’envie

Les cadres et le télétravail : de la contrainte à l’envie

Publié le 18/12/2020

Expérimenté dans le contexte atypique du premier confinement, le télétravail est un mode de travail que les cadres aspirent à pérenniser.

La crise sanitaire, facteur d’accélération d’une mutation du travail des cadres

D’occasionnel, le télétravail est devenu une modalité de travail à part entière sous l’effet de la crise sanitaire. Avant crise, 6 cadres sur 10 télétravaillaient, le plus souvent occasionnellement. Avec le confinement, la donne a changé ; le télétravail s’est caractérisé pendant cette période par sa durée et son intensité. Ainsi, 81 % des cadres ont télétravaillé, dont 61 % à plein temps. Au sortir du confinement, sous le coup de mesures sanitaires, la pratique régulière du télétravail s’est toutefois maintenue à un niveau élevé (53 %). Sont révélateurs, les nombreux accords encadrant la pratique du télétravail signés alors dans les entreprises.

Des conditions de (télé)travail très particulières lors du confinement

Instauré dans l’urgence et sans consentement préalable lors du premier confinement, le télétravail s’est caractérisé par des conditions souvent difficiles. Les cadres ont dû s’adapter à de nouvelles habitudes de travail, surmonter d’éventuelles difficultés matérielles et techniques et, pour ceux ayant des enfants, concilier leur activité avec la présence de ces derniers à domicile. Qui plus est, bon nombre de cadres ont vu leur charge de travail modifiée sensiblement, diminuant pour certains, augmentant pour d’autres. 

Une expérience ayant donné aux cadres le goût du télétravail

D’une image consensuelle et très positive avant la crise, la vision que les cadres ont du télétravail est devenue plus nuancée à l’issue du premier confinement. L’expérience du confinement n’a pas fondamentalement modifié la nature des représentations associées au télétravail, mais elle a nuancé sa dimension idyllique, d’autant qu’il ne s’agissait pas cette fois d’un choix mais d’une obligation. Pour autant, 83 % des cadres souhaitent pouvoir continuer à télétravailler, dont 72 % de façon régulière. A l’avenir, les cadres tendent à privilégier, pour près de la moitié d’entre eux, l’option de deux à trois jours de travail à distance par semaine ; une majorité de cadres considèrent néanmoins que les équipes doivent pouvoir se retrouver au moins une fois par semaine dans les locaux de leur entreprise.

Source : Apec, Le télétravail des cadres en temps de crise, décembre 2020