L’aspiration au télétravail n’est pas une question de génération

L’aspiration au télétravail n’est pas une question de génération

Publié le 18/12/2020

Avec la crise sanitaire, le télétravail est devenu une modalité du travail des cadres. Ceux-ci, des jeunes aux seniors, ont désormais envie de continuer à télétravailler une partie de la semaine. Les principales raisons évoquées par les cadres sont les mêmes, quel que soit leur âge. Les plus jeunes se distinguent quand même en exprimant davantage une envie de flexibilité.

Du télétravail contraint à l’aspiration au télétravail

Avec le premier confinement puis les dispositions mises en place dans les entreprises lors du déconfinement, le télétravail s’est généralisé pour devenir une modalité de travail à part entière. Grâce - ou à cause de - ces expériences, les cadres ont pu en éprouver les bénéfices et les limites. En dépit d’une mise en œuvre précipitée et de conditions difficiles durant le confinement, la grande majorité des cadres souhaitent pouvoir télétravailler ou continuer à télétravailler à l’avenir, en combinant télétravail et travail en présentiel. Pour près de la moitié d’entre eux, ils souhaitent télétravailler deux à trois jours par semaine.

Une aspiration au télétravail partagée par toutes les générations

L’envie de télétravailler est largement partagée quel que soit le profil des cadres. En revanche, l’appétence pour le télétravail régulier varie quelque peu selon l’âge ; les cadres de moins de 30 ans (72 %), ceux de 30 à 39 ans (76 %) et ceux de 40 à 49 ans (73 %) y sont proportionnellement les plus enclins. Les cadres seniors, dans leur majorité, sont aussi demandeurs, quoique dans une moindre proportion (66 %).

Diminuer le temps de transport et travailler au calme, principales motivations des cadres

L’envie de télétravailler des cadres est motivée par de nombreuses raisons, mais toutes n’ont pas la même importance. Le souhait de diminuer le temps passé dans les transports (51 %) constitue un élément essentiel pour une majorité d’entre eux. La possibilité de travailler au calme et de pouvoir se concentrer (47 %) constitue l’autre principale raison. D’autres éléments jouent un rôle moins essentiel mais néanmoins important, comme la possibilité de gérer des imprévus (32 %), la recherche d’autonomie (31 %), ou la recherche de flexibilité dans la gestion de ses horaires (31 %),

Une envie de télétravail davantage motivée par un désir de flexibilité chez les plus jeunes

Toutes les motivations associées à la possibilité d’une plus grande liberté pour s’organiser ou exercer son métier bénéficient d’un écho particulier auprès des cadres de moins de 30 ans. Notamment, 42 % d’entre eux estiment que la possibilité de tirer parti de leur temps de pause pour faire du sport ou de la musique joue un rôle essentiel dans leur envie de télétravailler (vs 26 % pour l’ensemble des cadres). Le télétravail semble pouvoir répondre, de ce point de vue, au désir de liberté et de flexibilité que peinait jusqu’à présent à incarner le salariat auprès de cette population.

Source : Apec, Le télétravail des cadres en temps de crise, décembre 2020