Entretien annuel d'évaluation : un tête-à-tête gagnant

Entretien annuel d'évaluation : un tête-à-tête gagnant

Publié le 02/03/2022

L’entretien annuel d’évaluation est souvent vécu comme un moment sensible. Stressant pour le collaborateur, qui peut se sentir jugé, et délicat pour le manager, qui ne sait pas toujours comment évaluer de manière neutre et dépassionnée, ni comment souligner les points faibles sans blesser les susceptibilités.

L’objectivité est rarement au rendez-vous, et l’affect prend une place parfois importante. Résultat : des entretiens insatisfaisants, des intentions mal comprises, et des frustrations qui peuvent envenimer les relations sur le long terme. Comment démystifier cet échange ? D’abord en révisant sa fréquence : réalisé plus souvent dans l’année, il perdra son caractère intimidant et formel.

Le groupe d’audit et de conseil Mazars (3 300 salariés en France), par exemple, mise ainsi désormais sur des feed-back permanents, collaboratifs, informels et plus agiles. Les salariés eux-mêmes sont demandeurs d’entretiens de carrière plus fréquents.“Les gens savent évaluer à juste titre leurs compétences, leur expérience et leurs réseaux – si les entreprises ne les aident pas à les développer davantage, ils iront voir ailleurs”, assure Mara Swan, vice-présidente exécutive de Manpower Group.

L’entretien, pour mieux fonctionner, doit également être défini et anticipé par les deux parties prenantes. Ses critères d’évaluation doivent enfin être expliqués avec précision par les managers, en toute honnêteté : “Être franc est primordial. Il ne faut pas se censurer par crainte de déplaire”, conseille Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France.

Ces rendez-vous doivent être des moments propices au dialogue avec ses collaborateurs et collaboratrices et à l’expression de leurs souhaits de formation, d’évolution, ou de mobilité à venir. Aussi, cet exercice semble plus important pour les salariés les plus jeunes et ceux qui travaillent dans une TPE.

 

Environ 7 salariés sur 10 ayant eu un entretien au cours des 12 derniers mois estiment qu’il s’agit d’un moment utile (71%) et important (68%) pour eux.

6 salariés sur 10 estiment également que cela leur permet d’aborder des sujets sur lesquels ils ne peuvent pas échanger le reste de l’année (64%).

En revanche, seule la moitié déclare le préparer soigneusement et une proportion encore moindre attend ce moment avec impatience (37%).

 

Source : Étude BVA pour Club Média RH, mars 2019

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