DRH : un profil de plus en plus polymorphe

DRH : un profil de plus en plus polymorphe

Publié le 24/06/2020

Gestion des relations sociales, développement des compétences, qualité de vie au travail, marque employeur, etc., la polyvalence a toujours été au cœur de la fonction RH, qui doit jongler entre différentes casquettes au sein de l’entreprise. Mais cette tendance semble se renforcer. Face aux mutations du travail et à la digitalisation, de nouvelles dénominations font leur entrée dans les organigrammes et la fonction RH voit la palette de ses compétences s’élargir et se diversifier. 

La prochaine décennie verra la notion de “contrat” et notamment le traditionnel CDI perdre du terrain face à des formes de travail plus souples. L’étude Apec “Salariat et autres formes d’emploi”, bien que réalisée en 2019 avant la crise sanitaire, confirme cette dynamique : 16 % des cadres seraient prêts à s’engager avec certitude dans une forme d’emploi alternative au salariat dans les trois prochaines années et 40 % le seraient “probablement”.

L’ultramobilité, le freelancing et le portage salarial seront monnaie courante et le DRH, véritable coordinateur de réseaux humains, sera au coeur de ces écosystèmes dont il sera l’un des pivots essentiels. L’enjeu pour la fonction RH sera donc de repenser le travail – en termes de temps (plein-temps, temps aménagé, etc. ?), d’espace ou encore de mode d’affiliation à l’entreprise (CDI, CDD, intérimaire, etc.) – et d’articuler ces nouveaux formats.

 

Une autre notion, centrale, monte également en puissance : l’empathie.

Pour Gilles Auguste, le directeur associé de TNP Consultants, société qui accompagne les entreprises dans leurs transformations, “il y a un avant et un après Covid-19. Le travail à distance induit un mode de collaboration plus sympathique, moins agressif, et l’on attend plus d’empathie des managers et du leadership en général. Le modèle hiérarchique, méritocratique est mort. Il faut prendre soin des gens.” Le DRH devra donc ajouter – ou renforcer – une nouvelle corde à son arc : savoir insuffler au sein de l’entreprise une certaine sensibilité, et de l’optimisme.

 

95 % des professionnels RH interrogés affirment que leur fonction joue un rôle crucial dans l’accompagnement du changement humain, social, culturel ou encore managérial de leur entreprise.
Source : Le défi de la fonction RH de demain, Étude Malakof Humanis, 2018

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