Adopter la « bonne posture » en entretien de recrutement
L’avis de nos experts
Stéphanie Santa Maria

Adopter la « bonne posture » en entretien de recrutement

Publié le 12/02/2021 par Stéphanie Santa Maria
Bonne nouvelle ! Votre CV a passé la sélection et vous faites désormais partie de la « short list » des candidats et des candidates qu’un recruteur souhaite rencontrer. A vous de profiter de l’entretien pour faire pencher la balance de votre côté !

Soignez et testez votre préparation en amont

Aujourd’hui, en matière d’entretien, il existe une profusion de ressources en ligne pour vous aider à mieux vous préparer. La très grande majorité des questions délicates ont été recensées. Ce qui facilite grandement le « job du candidat »  (car oui, la recherche est un emploi à part entière !).
De grands classiques tels que : « Parlez-moi de vous », « Dans quel contexte avez-vous quitté votre poste précédent ? » ou « Quel est l’exemple le plus récent d’un échec ou d’une grande difficulté professionnelle rencontrée ?» appellent une réponse bien rodée. Entraînez-vous avec votre entourage. Les adolescents sont de bons partenaires car ils sont cash et ne pardonnent pas la moindre erreur : longueur, lenteur, langue de bois, imprécisions, jargons…

La prestation conseil en visio « Réussir mon entretien de recrutement » de l’Apec vous propose une simulation à partir d’une annonce réelle ou imaginée. Vous recevez un retour à chaud sur votre niveau de discours et votre langage non-verbal.

Adaptez-vous dans le sur-mesure et l’authenticité

Rassemblez un maximum d’informations sur votre recruteur à travers des interviews, les réseaux sociaux, un article, un profil LinkedIn. Plus vous serez renseigné, mieux vous saurez ajuster votre discours à ses attentes. Le jour J, montrez-vous attentif : est-il speed ou posé ? Plutôt expansif ou réservé ? En pratiquant une écoute active, dynamique et durable, vous adapterez votre comportement à sa posture et à son rythme. Mais pas question pour autant de jouer au caméléon.
S’il ne faut pas « tout dire » en entretien, mentir est à proscrire. De la même manière, mieux vaut s’autoriser à assumer ce qui peut apparaître comme de petits défauts que de travestir sa personnalité. Ainsi, un comptable pourra argumenter : « Certes, je suis réservé et d’un tempérament plus observateur que fonceur mais c’est un avantage dans l’exercice de mon métier. »

Faites équipe avec le recruteur 

Partez du principe que le simple fait d’avoir décroché un entretien est déjà une victoire, et n’hésitez pas à vous projeter dans le poste visé. Non pas en vous montrant trop sûr de vous mais en faisant la démonstration de votre motivation et de votre curiosité. Par exemple, la question « Qu’attendez-vous de votre manager ? » peut vous amener à rebondir sur une autre question : « et vous, j’aimerais beaucoup savoir… qu’attendez-vous en priorité de votre futur collaborateur ? » Ce faisant, vous vous montrez à l’écoute des attentes de votre interlocuteur,  et vous initiez quelques « échanges ping-pong » l’invitant à  vous en dire plus et à s’engager.
Demandez un feed-back : « Est-ce que ma réponse vous convient ? » « Puis-je vous demander ce que vous avez pensé de notre entretien ? » Vous établissez ainsi une interaction avec le recruteur, et vous positionnez en tant que futur collaborateur ou future collaboratrice. Ses critères de jugement en sont subtilement modifiés : le postulant se doit d’être parfait, le collaborateur, avant tout à l’écoute et efficace. 

En conclusion : par téléphone, en visio, en vidéo différée ou dans un classique entretien de recrutement en face-à-face, multipliez les exercices de simulation car « Rien ne vaut la puissance de l'entraînement. » Michel Serres


A propos de l’auteure
Stéphanie Santa Maria est consultante développement professionnel au centre Apec de La Défense. Après être intervenue auprès des entreprises, elle accompagne aujourd’hui des cadres à toutes les étapes de leurs parcours professionnels. Elle a rejoint l’Apec en 2009 après un DESS en sociologie des organisations et un parcours de dix années sur des fonctions RH à dominante recrutement, dans les secteurs banque, mutuelle, énergie, communication.

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